Des vacances pendant le voyage?

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Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Au commencement étaient les rues pavées de Lima qui transportent vos pas sur le chemin des Incas, intégré à present à de vielles batisses aux dimensions incroyables, aux decors d'un autre temps: aux couleurs de la colonisation espagnole,  mais peuplées d'artisants aux couleurs rouges orangées des Incas. Des musées, des eglises, des temples, autour desquels gravitent des petites femmes habillées traditionnelement qui vous transportent dans une histoire qui impregne encore la vie Péruvienne, dans une culture qui se bat pour vivre à travers l'occidentalisation. 

Ah mes amis, c'est passionant!

Mais je dois vous confesser que les rares fois où je me suis impregnée de cette histoire durant les 3 dernières semaines, c'est avec des lunettes de soleil qui cachaient des yeux endormis cherchant encore les images de la soirée passé dans un Lima moderne, une capitale by night!!

Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Puis vint le grand marché de Chiclayo et ses odeurs diversifiées, douces et aigres, poignantes et envoutantes qui vous traversent le corps de saveurs, qui vous reveillent les papilles. La nature dans tout ce qu'elle peut aporter de sain, de riche, de doux, de sensuel à travers ses fruits, ses legumes, ses plantes et ses racines. Des étalages à perte de vue, une vie en mouvement, en couleur en musique.

Ah mes amis, c'est magique! 


Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Mais je dois vous confesser que les rares fois où je m'y suis aventurée, c'est d'alcool que j'étais imprégnée et  c'est nos journées et nos nuits à jouer de 
la musique qui m'envoutaient encore.!!

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Et enfin, le soleil de Mancorà qui se lève au petit matin, eclairant de tous ses rayons l'océan pacifique qui comme une couverture vient vous couvrir les pieds nus, agréablement posés sur un sable fin et doux. Les nuances de couleurs qui commencent à se dessiner à l'horizon appellent l'objectif de l'appareil photo. La douceur de l'air est un régal avant la chaleur qui nous attend pour le reste de la journée.

Ah mes amis, ça fait rever!! 

Mais je dois vous confesser que les rares fois où j'ai pu profiter de ce spectacle de la nature, durant les 3 dernières semaines, ce n'est certainement pas en me reveillant mais lorsque je n'étais pas encore couchée!!

Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Merci à mon nono de m'avoir rejoint sur Lima et de m'avoir supporté pendant ces trois semaines. Merci de m'avoir fait souffler un peu, de m'avoir permis de me relacher, de m'avoir accompagné pour vivre cet autre aspect de la vie, celui du monde de la nuit, de la fête et des excès. Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Merci à camillou d'avoir été avec nous pendant ces 3 semaines de bonheur, de rire, de musique. Ces moments où l'apprentissage d'une nouvelle langue est ludique, où l'improvisation laissée à la musique nous transporte et nous fait progresser,Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage? oú l'aprenhension des vagues se transforme en un jeu. Merci à Ricardo de nous avoir accueilli dans ta famille, de nous avoir permis de nous sentir chez nous, dans notre famille. Merci à Daniel pour toute la folie qu'on a pu partager avec toi, pour cette nuit pendant laquelle je suis devenue une boulangère Péruvienne. Merci à tous les personnes rencontrées pendant ces trois semaines à Blog de prunemimie : autour d'eux, Des vacances pendant le voyage?Lima, Huanchaco, Chiclayo et Mancora.

Merci pour ces vacances, mais par essence, pour qu'elles restent un moment magique, il faut qu'elles se terminent.

Cuenca, Hotel pasada del rio, Ecuador

2 mai 2012

 

jeudi 03 mai 2012 02:48


L'esprit du voyage

Pour lire cet article dans les conditions dans lesquels je l'ai vécu, je l'ai pensé, écoutez de préférence la musique de ce lien: http://www.youtube.com/watch?v=6kgTm4Poc7I

Vous devrez certainement la faire tourner en boucle 4 fois avant d'atteindre la fin de l'article, mais laissez vous envahir par cette musique. "Alicia Keys, As I am". C'est une musique que j'ai découverte en même temps que le recit qui va suivre et qui m'a accompagné tout le long de ce moment.

 

Nous sommes dimanche 25 mars 2012, je viens d'arriver à Aguas Calientes, la petite ville ultratouristique, point de départ pour le Machu Picchu, dans la région de Cusco, Perou. Je suis en compagnie de Lili avec qui je voyage depuis Manaus, Bresil. Elle n'a plus qu'une semaine de vacances pour visiter le Perou, alors c'est sur, demain elle grimpe jusqu'au Machu Picchu. Mais aujourd'hui il pleut, le temps est couvert, les chemins sont glissants. Je ne me suis toujours pas renseignée sur les Incas, leur civilisation, je n'ai pas encore fouré mon nez dans les nombreuses hypothéses autour du Machu Picchu, de sa construction, de son symbole, de son utilité, de sa place dans la civilisation Inca. J'hésite et finalement n'achéte pas le fameux "bolleto" autorisant l'accès limité au Machu Picchu pour 128 NV.

Lundi 26 mars, le temps est à nouveau couvert, comme le sont mes pensées. Hier j'ai appris que le woofing que je voulais tant faire dans les Andes s'est ecroulé avec un glissement de terrain. Cela fait bienôt 5 mois que je divague dans des terres, des civilisations, des cultures, des langues qui me sont inconnues. J'ai besoin d'un endroit pour me poser, me reposer, mettre de l'ordre dans mes idées, apprendre l'espagnol qui me servirai tant pour la suite de ce voyage en Amérique latine. J'ai besoin d'un endroit où je n'ai pas à me demander chaque jour où je vais dormir, où je vais manger, qui est ce que je vais rencontrer, en quelle langue je vais parler, à quelle heure je dois quitter ma chambre d'hôtel, chaque jours refaire mon sac et le remettre sur mon dos, chaque jours un nouveau lit, une nouvelle ville, des nouveaux visages... Alors aujourd'hui je suis perdue, je n'arrive plus à reflechir. Donc je lis en ecoutant de la musique. Et je tombe sur cette mélodie piano qui soudainement me soulève les pieds, les fait avancer l'un devant l'autre pour m'emmener jusqu'à un mont qui me permettra de voir le fameux Machu Picchu qui peut attirer plus de 2500 personnes chaque jour de l'année. 

Je débute cette ascension pleine d'Energie. Quelques coins de ciel bleu se font voir à travers les nuages, j'ai hâte d'atteindre le sommet pour y voir le soleil se coucher. On m'a dit approximativement une heure de montée. Il est 14h, j'ai tout mon temps. Le chemin est trés humide, parfois les pierres sont glissantes, la terre se disperse sous mes pieds, les branches auquelles se retenir ne sont pas toujours solide. Ce chemin est trés peu fréquenté.

Mais quand je regarde en haut je vois le sommet se raprocher petit à petit. C'est alors qu'un premier obstacle apparait. Un petit glissement de terrain fait obstruction au chemin. Une echelle de fortune sert à ouvrir un autre passage mais elle aussi a souffert du temps et des intempéries, il lui manque plusieurs barres, les prises sur les cotés pour les remplacer sont des pierres glissantes, des marches en terre où l'on peut à peine poser le pied sous peine qu'elle s'ecroule. Les quelques barreaux fabriquées avec des bouts de bois sont devenus trés glissants avec la pluie qui tombe depuis hier. Mais l'obstacle est surmontable. Si je grimpe doucement et que je fait attention à mes prises, je risque juste de gadouiller mes seuls vêtements emportés pour ce trek de 6 jours dans la vallée sacrée.

L'ascension continue jusqu'à un nouvel obstacle: une parois rocheuse qui est dans le prolongement du chemin. Aucun chemin possible alentours. Sur cette parois d'une vingtaine de metres, un cable pendouille furtivement. Sur le coté, de nouveau des échelles de fortune avec barreaux glissants ou manquants. La paroi elle même est glissante et d'une pente à 80 degré. Pendant une demi heure j'hésite, je commence à grimper les premiers metres avant qu'il n'y ait plus que de la roche glissante et sans prise, avec la seule force de ses bras sur le cable en acier pour se hisser à une prise possible pour les pieds. Je m'arréte en équilibre sur une pierre bancale. Je suis seule, je n'ai prévenu personne de l'endroit oú j'allais. Et si je glisse, si mes bras ne me soutiennent plus, si mes pieds dérapent, si je tombe, si je me foule une cheville, me cogne la tête contre les rochers en bas? Combien de temps avant que quelqu'un arrive pour m'aider? Toutes ses questions se bousculent d'un côté de ma tête. De l'autre côté je me demande qui je suis pour m'arréter si facilement devant un obstacle, et si je ne suis même pas capable de grimper cette montagne, est-ce que ça veut dire que je dois arréter mon voyage, je me suis peut-être fixé un objectif trop grand pour ce que je suis capable de supporter toute seule? Mais qui suis-je pour avoir la prétention de tout faire toute seule, je dois peut-être accepter que j'ai besoin d'être accompagnée. Si je n'étais pas seule, est ce que j'aurais tenté l'ascension? Oui certainement, ça ne me parrait tout de même pas insurmontable, il y a des traces de pas, d'autres l'on fait avant pourquoi pas moi? Mais peut-être alors cela signifie que je doive prendre mon temps dans ce voyage, pas allez trop vite dans les étapes?  J'ai envie de le continuer ce voyage et pour ça j'ai besoin d'être entière. Je décide donc enfin de redescendre.

Une fois arrivée en bas mes yeux me piquent, des larmes sortent petit à petit puis en abondance accompagnées par la pluie qui se met à tomber. Le ciel pleure aussi, les Incas seraient-ils déçus? Et en même temps je ris, si j'avais continué à grimper je serai trempé à l'heure actuelle, là je peux me mettre à l'abri. Le ciel aurait-il était patient avec moi, attendant enfin que je prenne la bonne décision? Je ris, je pleure, et puis les minutes s'écoulent, je me dis que j'ai eu raison de ne pas grimper, que si j'avance encore dans ce voyage c'est que je ne suis pas insconsciente, je mesure les risques autour de moi. Quelque peu rassurée, je redescends. Sur le chemin je croise des Péruviens qui me demande si c'est praticable. Je leur explique qu'étant seule c'est dangereux. Ils s'arrétent devant le premier obstacle, je leur dit qu'il n'est pas difficile comparé au suivant. Lorsque je les rejoint ils sont arrétés devant la paroi m'expliquant que se n'est pas accessible.

J'ai bien fait, je suis raisonnable, je ne cherche pas coûte que coûte à aller tout droit, s'il faut faire des détours, s'il faut attendre, s'il faut de la patience et des chemins détournés, je suis capable de prendre la bonne décision, celle qui me fera avancer sans prendre de risques irréfléchis. Je peux continuer ce voyage, je vais continuer ce voyage.  J'ai parcouru la vallée sacré sans guide, avec les moyens locaux, les collectivos, mes jambes, les renseignements demandés aux habitants, accompognée de Lili et de notre envie de découvrir ces merveilles de civilisations et de paysage. Et aujourd'hui je me suis retrouvée en bas du Machu Picchu, décidée à prendre le temps qu'il faudra avant de le découvrir. Et pendant tout ce temps l'esprit des Incas, ou peut-être simplement le mien, celui de mon éducation, de mes expériences, peut importe quoi, mais je n'ai pas eu besoin d'aller en haut sur cette montagne définie comme une des sept merveille du monde pour être envahi de son esprit. L'esprit du voyage, des découvertes, de l'aventure.

 

Aguas Calientes, 26/03/2012

mercredi 28 mars 2012 19:20


Comment se faire voler intelligemment.

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Pour vous qui vivez dans cette société oú le vol n'est pas exclu, voici un petit truc pour vous faire voler sans trop de répercussions avec des démarches administratives lourdes et longues.

Mise en situation: nous sommes un dimanche après-midi, dans les rues de Manaus (Brésil). Ce jour là, qui est considéré comme le premier de la semaine, est également celui qui vide les rues de toutes activités légales ainsi que de ses passants. Nous sommes en saison des pluies mais ce jour là, grâce à Dieu, le soleil est au rendez-vous, seul. Seul comme vous et votre amie, à flaner au hasard des rues.

Lorsque tout à coup vous apercevez au loin le Rio Amazone qui se prélasse dans son lit. Envouté et charmé par la puissance de ce fleuve d'apparence si calme, vous vous empressez de dépasser une petite bande de footballeurs de rue afin de vous retrouver face à ce mastodonte naturel.

Et c'est ce moment que choississent deux jeunes petits voleurs à la sauvette pour commencer leur journée. Ils vous encerclent, et se mettent en quéte de leur buttin.

Voilà où vous en êtes lorsque vous devez penser Administratif. En effet dans votre petite saccoche il y a votre passeport et votre carte de crédit en plus des 120 reais dont ce genre d'energumène se nourrit. C'est alors que vous allez pouvoir mettre en pratique les deux conseils suivant:

Ne pas chercher à se défendre: en plus de vous faire voler vous vous ferez agresser.

Prenez même le temps de lui expliquer la façon de vous oter votre saccoche, de manière à y récuperer discretement votre passeport et votre carte de crédit pendant qu'il se concentre sur la boucle de la ceinture qui maintient votre bien.

Voilá comment de cette façon vous aurez permis à un jeune fougueux de se faire de l'argent de poche sans vous retrouver dans le fléau administratif qui aurai pu rendre votre voyage désagréable.

 

Manaus, Brésil, le 13/03/2012

mardi 13 mars 2012 16:53


Victoria

Je vais m'appuyer sur cette jeune personne pour vous expliquer un point non négligeable du trajet en bateau Belem/Manaus (region amazone du Brésil): la PROMISCUITE.

Pour vous donner une première idée avant que je ne vous raconte la suite: sur cette photo est Blog de prunemimie : autour d'eux, Victoriareprésenté moins d'1/10 ème du nombre de hamac collés voir superposés les uns aux autres.

 

Le Toucher:

Imaginez que pour rejoindre votre propre hamac, il vous est impossible de ne pas déranger quelqu'un. Et ce qui sépare votre corps de celui des autres n'est rien de plus que la toile d'un hamac.

Une nuit mon pied a voulu se faire la malle et je l'ai retrouvé posé sur le bras de la femme en dessous de moi. Pour ce type de trajet il ne vaut mieux pas être destabilisé par le contact physique avec les autres.

La Vue:

L'intimité est bien évidemment totalement exclue. Tout le monde peut vous voir, vous regarder dormir, vous gratter le nez ou toute autre partie du corps. Par contre, vous avez une meilleure vue si votre hamac se situe plus en hauteur. Il suffit dans ce cas de vous asseoir et d'observer ce qu'il se passe alentour. Bien souvent rien, les gens passent le plus clair de leur temps dans leur hamac à dormir, ou à s'occuper avec un téléphone portable ou un bouquin.

Victoria:

L'intimité étant donc d'entrée de jeu exclue, il est difficile d'envoyer chiez une petite fille de 10 ans, prétentieuse et apathique, qui se permet, avec sa petite main grasse et potelée, de rabaisser la seule partie flotante de la toile de votre hamac qui vous permettait de cacher votre visage aux autres. Il serait également mal vu de lui reprocher de ne jamais prendre garde en passant près de vous et ainsi de vous bousculer lourdement à chaque fois, de poser ses  mains absolument n'importe où sur votre Blog de prunemimie : autour d'eux, Victoriahamac donc sur vous, alors que vous essayez de dormir ou de vous reposer.

La Pudeur:

Or sur ce bateau ils ont pensé à tout. Pour vous rendre insensible à ce manque total d'intimité, ils ont fait des portes de WC qui ne ferment pas entièrement, laissant un entrebaillement d'au moins 5 cm. Lorsque je me lavais les mains dans les lavabos, dos aux WC, mais face aux grands miroirs qui les refletent, il m'est arrivé de discuter avec une femme qui s'essuyait une chatte bien épilée, porte ouverte. En ce qui concerne les douches il y en a quelques unes où la porte se ferme, mais dans celles là il n'y a pas de lumière et en aucun cas un verrou.

L'Odorat et l'Ouie:

Je m'abstiendrais de vous détailler les nuances de l'odorat. Quoi que sur ce point les Brésiliens sont géneralement très très propres. Auprès d'eux les français ont la réputation d'être crades. Je ne vais pas non plus m'attarder sur le sonore car de toute façon c'est un bateau donc il y a au moins le bruit incessant du moteur qui parfois recouvre ronflement, toux, raclements de gorges, crachas, discussions, pleurs, cris, rires, mastications...

Les Brésiliens:

En réalité Victoria, avec son faux sourire de p'tite princesse que t'as qu'une envie c'est de la remettre à sa place, est une exception. Sur ce bateau il régnait un respect magnifique des uns envers les autres, tous âgBlog de prunemimie : autour d'eux, Victoriaes confondus, malgrès, et certainement peut-être justement, pour rendre cette proximité et cette absence d'intimité acceptable pour les 6 jours de huit clos que dure ce trajet.

Sur l'Amazone, le 4/03/2012

jeudi 08 mars 2012 18:02


Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Glucht

Blog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle GluchtC'était mon premier weekend en Guyane Française. Je me suis faite embarquée dans une soirée concert aux alentours de Kourou. Ces soirs là la musique bat son plein, les déhanchés se font de plus en plus éloquants et la bière coule à flot. Heureusement ici aussi pour se reprendre un peu, il exise un endroit magique que l'on nomme couramment "toilettes". C'est devant cette porte que je me retrouve lors d'un moment d'égarement volontaire, anticipant ma prochaine bière. Cette porte qui eBlog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Gluchtst un césame aux discussions lorsqu'elle est fermée, fut mon ticket d'entrée pour le Brésil.

Ce dernier qui fut par ailleurs le sujet loufoque qui permis cette première rencontre. Je cite: "je suis à la recherche d'une Brésilienne, il se pourrait qu'elle soit perdue dans un moment de dépravation sexuelle et/ou alccolique, dans un fossé alentour. Tu l'aurais pas vu?" Ainsi c'est présenté Yannick qui comme moi était en voyage et ne connaissait que de rares personnes. RDV est pris pour le lundi suivant à 19h45 au barBlog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Glucht le Toucan à Saint Laurent du Maroni.

Comme convenu je me pointe au bar le Toucan mais à 20h15. Comme convenu il se pointe au Toucan mais le cinéma du même nom. RDV manqué.

Ce n'est que le jeudi suivant, que, lors d'une soirée dans un autre bar de St Laurent, le "Mambari", il vient incertain à ma rencontre. La fois précedente nous étions trop saoul pour bien identifier nos visages. Euphorie de cette deuxième rencontre fortuite, expérience du premier RDV manqué, nous échangeons nos numéros. RDV est pris pour le lendemain. Conclusion: même folie du voyage, même envie de rencontres, même motivations des découvertes; le lendemain nous partons pour un périple de 12 jours qui nous Blog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Glucht amènera jusqu'a Belem, Brésil.

 

 

 

C'est à travers ce périple que je vais vous raconter pourquoi Yannick voulait qu'on l'appelle Glucht. Grâce à lui nous rencontrons dès le début nos premières difficultés: il a une gueule de Brésilien, et pour faire du stop en Guyane c'est un inconvenient. Nous nous posons donc à une station service et c'est moi qui vais à la rencontre de nos potentiels conducteurs.

Mais nos allures de travelleurs, nos têtes sympathiques et surtout le coté avenant qui s'eveille en chacun des voyageurs ferus de nouvelles rencontres, nous ont amené chaque fois à de belles rencontres. Nous avons été coocoonés, pris en mains, embarqués dansBlog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Glucht des soirées brésiliennes aussi diverses que variées, avec toutes un point commun: les Brésiliennes. Dans ce pays, Glucht a bien une tête de français. Et c'est comme ça qu'il nous aura permis par la pratique de comprendre la réputations des Brésiliennes.

Hotel Fortaleza à Belem, rencontre avec notre colloc de dortoir, un sosie de Sebastien Folin, philosophe en étude (à vous de choisir le sens de ces mots). Il nous embarque avec lui dans les bars de Belem à la rencontre de ses amis. Parmis eux, une splendide carricature du personnage d'une ancienne publicité pour une serviette hygiénique. Je détaille: lunettes carrées à branches noires épaisses, cheveux bruns tirés en arrière, teint mat, vêtements stricts mettant en valeur un corps qui a ce qu'il faut là où il faut. Une demoiselle qui revendique haut et fort ses origines allemandes (sens sado-maso) et brésiliennes (sens sex et chaleur). Notre petit Yannick (1m70) "mord à l'hameçon" en à peine 15 minutes. Le tourbillon des bières, l'ambiance chaleureuse et l'atmosphère enivrante, laisse notre pécheuse remonter sa proie sans difficultés jusqu'à son hotel à lui. C'est à dire le dortoir commun. Par respect pour l'intimité du poisson je passerai sur les détails. Contrairement à notre deuxième colloc de dortoir, sosie de Pierre Richard, qui au petit matin nous apprend que dans son insomnie il a vu la plantureuse fouiller dans les sacs situés à sa portée, aussi à l'aise que s'il elle en avait été proprietaire. Je vérifie mes affaires, Piere vérifie, Yannick vérifie et il lui manque 40 Reais. Elle s'est payée.

Mais me direz vous, quel rapport avec le fait que Yannick veuille se faire appeller Glucht? J'y viens, mais pour cela laissez moi vous expliquer un autre détail. Avant d'arriver en Guyanne, Yannick était aux antilles pour deux mois chez son père qui est guadeloupéen. Et Yannick est né de sa rencontre avec une picarde. Joyeux mélange, bel homme aux traits fins, à la bouche sensuelle et au teint métissé. Conséquences: aux antilles c'est un colon, en Guyane c'est un brésilien, au Brésil c'est un français, par ailleurs c'est un arabe, parfois un espagnol. Moi je suis blanche, les cheveux blonds/chatains et lisses, les yeux qui sont tout sauf marron, les traits fins: une gueule de française, on ne peut pas s'y méprendre. Les étrangers attirés par la France viennent à moi, les autres non. Lui on ne sait pas et il en écope que les mauvais cotés: suspicion d'être un clandestin dangeureu en Guyanne, un riche naif au Brésil, un esclavagiste aux antilles. 

Voilà pourquoi suite à de longues

Blog de prunemimie : autour d'eux, Yannick, l'homme qui voulait qu'on l'appelle Glucht

discussions sous le soleil surplombant une petite crique sur l'île de Cotijuba sur l'Amazone, il m'avoue vouloir être appelé Glucht, au moins "ça sonne blanc ce nom".

Sur l'Amazone, 3/03/2012

jeudi 08 mars 2012 01:23


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